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En 2012, 2014 et 2015 …

Elias Siegrist a participé aux championnats suisses en tant que mouleur et en 2015, aux WorldSkills de São Paulo, au Brésil. Il est aujourd’hui expert SwissSkills. Il répond à quelques questions sur le chemin qu’il a parcouru depuis.

Qui est Elias Siegrist?

Elias Siegrist est un mouleur diplômé CFC de 25 ans qui vit à Winterthour (ZH). En 2012, il a remporté la médaille d’argent lors du championnat suisse d’Opfikon. Deux ans plus tard, il a participé à SwissSkills à Berne: la première édition centralisée du championnat des métiers, où il est devenu champion de Suisse. Cette victoire lui a permis de décrocher un ticket pour les WorldSkills qui se déroulaient l’année suivante à São Paulo (Brésil), où il a obtenu la médaille de bronze. 

En 2018, Elias Siegrist s’est mis à son compte et a fondé à Seuzach l’entreprise Siegrist Protodesign GmbH, spécialisée dans les services de modelage et de moulage. Lors des SwissSkills 2018 qui étaient à nouveau organisés à Berne en septembre, Elias Siegrist s’est engagé en tant qu’expert.

Elias Siegrist, pour commencer: Que fait au juste un mouleur?

Les mouleurs fabriquent des moules, des outils, des pièces en plastique, des prototypes et des modèles pour moules. Ils utilisent pour ce faire des technologies des plus modernes telles que des fraiseuses à commande numérique et des procédés de prototypage rapide tels que des imprimantes 3D. Quelle que soit la technique utilisée, les mouleurs sont également des artisans qui travaillent les plastiques, le bois, les métaux et les matériaux composites. Ils se basent sur des plans, des croquis d’atelier, des dessins, etc. fournis par les clients pour fabriquer chaque objet sur mesure.

Vous avez participé trois fois à des concours des métiers et remporté autant de médailles. Quel a été votre moteur et pourquoi avez-vous participé à deux reprises au championnat suisse?

Pour les SwissSkills 2014, l’association professionnelle Swiss Form m’a demandé si je souhaitais à nouveau participer, après ma première victoire de 2012. Comme j’avais pris beaucoup de plaisir au premier championnat, j’ai accepté. Je ne savais même pas qu’il existait aussi des WorldSkills jusqu’à ce qu’on me propose de représenter la Suisse à São Paulo. Je me suis alors lancé dans les préparations.

Rétrospectivement, quel est votre meilleur souvenir des championnats?

L’esprit de compétition et la bonne ambiance dans l’équipe et même entre les participants étaient toujours super. Bien sûr, la remise des prix reste inoubliable: ce moment où on vous appelle et que vous montez sur le podium reste à jamais gravé dans votre mémoire. Et ensuite l’accueil que m’ont réservé ma famille, mes amis et mes collègues.

Que vous a apporté la participation aux championnats des métiers?

La participation à des concours des métiers constitue toujours une bonne référence sur un CV, quelle que soit la place au classement. Moi, par exemple, j’ai pu travailler deux ans en Allemagne après la compétition de São Paulo. Les WorldSkills ont très certainement contribué à ce que je décroche ce travail.

Vous êtes depuis peu expert aux championnats suisses des métiers. Quelle est votre motivation pour cette mission?

D’une part, je me suis engagé par gratitude envers les SwissSkills pour tout ce qu’ils m’ont donné de vivre et pour tout ce que ces compétitions m’ont apporté. J’aimerais donner quelque chose en retour. D’autre part, je suis heureux de transmettre mon expérience aux futurs participants. J’ai raconté par écrit les expériences que j’ai vécues à São Paulo, et j’ai envoyé mes notes à Manuel Bieri, qui a participé aux WorldSkills d’Abu Dabi l’an dernier. Je lui ai aussi donné quelques conseils. Les SwissSkills sont également une bonne opportunité d’élargir encore mon réseau professionnel. Même si notre branche est plutôt petite, rien ne vaut un bon réseau.

Quels sont vos plans pour l’avenir?

Je me suis mis à mon compte et j’ai fondé l’entreprise Siegrist Protodesign GmbH en juin dernier. Maintenant, je cherche à développer mon entreprise. Sur le plus long terme, j’aimerais poursuivre ma formation. J’ai obtenu ma maturité professionnelle, mais je n’ai plus suivi de formation scolaire ensuite. J’ai uniquement développé mes compétences pratiques du métier. À titre personnel, il me semble important de suivre aussi une formation continue reconnue.